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CQMD: la bombe funk




Ceux qui marchent debout, 2016.© SuperClark
Vingt-cinq ans après leurs débuts, la bande tonitruante de Ceux qui marchent debout revient avec un neuvième disque qui perpétue le secret de leur formule magique : funk, groove et bonne humeur ! Le fondateur et banjoïste Superclark revient sur cette sacrée aventure qui délie les hanches et ouvre les chakras.
Lorsqu’ils enflamment La Nouvelle-Orléans, leur Mecque musicale, les sept membres de Ceux qui marchent debout (CQMD) reçoivent parfois cette vanne, en forme de compliment, de la part de leurs amis musiciens américains : "Vous êtes tellement old school qu’en fait vous êtes en avance !". Une boutade paradoxale qui décrit plutôt bien ces dinosaures de la funk sauce française aux riffs contagieux, ces pionniers de la "fanfare moderne", ou "fanfare à écouter" – entendez ni "militaire", ni "scolaire", ni "ouvrière". Depuis un quart de siècle, leurs cuivres en folie, leurs caisses claires, et leur énergie embrasent les clubs, les bars, les rues, terrassent tout sur leur passage. Car voilà,  depuis un quart de siècle, CQMD ne s’écarte pas d’un iota de leur route initiale, cet étroit fil conducteur strictement "groove".
Le même titre, en mieux
A l’orée de la sortie de leur neuvième disque, Don’t Be Shy, Superclark, maître ès banjo, fondateur du brass band au discours émaillé de références amoureuses à Duke Ellington et James Brown, le confirme : "Avec l’âge, on laisse tomber le côté bourrin, on s’affine : meilleures mélodies, meilleurs grooves. Mais, au final, on essaie de faire toujours mieux l’éternel même titre !". La formule de leur potion ? Il la récite d’une traite : "Funk de la Nouvelle-Orléans, funk-funk, soul, rock-steady, soupçons de reggae, d’afrobeat, d’influences caraïbo-cubaine. Bref, toute la grande musique afro-américaine du XXe siècle avant l’apparition du disco (1975, ndlr), qui a tristement remis le groove sur le temps, binarisé et simplifié le son".
Car CQMD aime la musique qui chaloupe, en équilibre ténu sur la pulsation, ces pieds de nez aux musiques qui marchent au pas, ces invitations à délier les hanches. Leur maître mot ? Le funk. Superclark le décrit ainsi : "C’est James Brown, qui l’a inventé avec Papa’s got a brand new bag. Après deux minutes trente de chanson, il reste sur le même accord pendant des plombes ! Oubliées la grille et les harmonies : le groove, seul, s’empare de tout, en une sorte de transe répétitive, exaltante. Même Miles Davis était jaloux ! Le funk, c’est atemporel, ça ne se décrit pas, c’est un état d’esprit, ça se choppe !".
Soyez pas timides !
Un état d’esprit, voici aussi ce qui guide CQMD. Le titre de leur dernier disque lance donc ce message : Don’t Be Shy, "Soyez pas timides". Ainsi, ceux qui avouent ne jamais répéter (ou presque) pour conserver l’énergie et la fraîcheur intactes, invitent-ils leur public à embrasser la musique de manière frontale : pleine face, sans "chichis". "Les bébés dansent le cul en arrière, dit Clark. Les Français se relèvent en grandissant, ils redoutent leur sensualité !".
Docte, il ajoute : "Ecouter de la musique, danser, remuer ses fesses, équivaut aux besoins primaux et physiologiques obligatoires, comme manger, boire, dormir !". Se grattant la tête, il ose enfin cette comparaison : "Avant le XIXe, la poésie était un art majeur, pratiqué et aimé par tous. Depuis Jules Ferry, son entrée à l’école, son étude, l’a éloignée des foules… L’art doit s’adresser au cœur et au corps".
Une bombe de bonne humeur
Un côté brut, des vibrations balancées pleine balle, Clark perçoit donc leur musique, la plupart du temps diffusée depuis la salle, au beau milieu de la foule, comme une bombe de bonne humeur, une attitude "politique" pour contrer la sinistrose ambiante. "Nous avons tourné dans plus d’une trentaine de pays, et nous pouvons affirmer que la France se porte bien ! Fils d’un Américain qui juge tout formidable et d’une Aveyronnaise hantée par le sens du drame, je vois, pour ma part, le verre à moitié plein : habité par un optimisme indéboulonnable !".
Lui et ses copains des CQMD ouvrent donc leur disque avec le titre Mojo : cette notion impalpable, ce charme, cette chance, ces coups du sort bénéfique, ce swing qui hantent ceux qui dansent sur la vie ! Pour le reste, CQMD nous fait passer par toutes les couleurs – reggae, soul, punk-funk. "Georges Clinton nous a bien dit qu’il ne fallait jamais faire l’amour sur le même tempo", rigole Clark.
Le banjoïste sent-il le poids des années, analyse-t-il ces 25 ans passés sur les scènes du monde entier, du Cambodge au Moyen-Orient, de Cuba à la Hollande en passant par toute l’Afrique ? Aujourd’hui, les membres disséminés en province, composent chacun deux titres dans leurs coins ; le fonctionnement du groupe oscille toujours entre la démocratie la plus extrême et des phases dictatoriales, mais au final sa réponse s’avance, claire : "On s’en fout ! Nous sommes dans le présent, l’ "ici et maintenant". Quand tu montes sur scène, c’est toujours nouveau, c’est toujours la première fois ! Dès que ça démarre, ça remonte : un coup de passion, des frissons…". Depuis 25 ans, CQMD propagent leur foi funk intacte : impossible de résister à leur contagion qui fait frémir les pieds… Let’s dance !
CQMD Don’t Be Shy ! (En même temps) 2016
Site officiel de CQMD
Page Facebook de CQMD


Article de Nicolas RODAMEL
sur le site http://www.jazz-rhone-alpes.com/
CONCERT à CHATEAUNEUF 21 juillet 2012 — RHINOJAZZ

Le public avait hâte de vérifier la formule que le magazine Rock & Folk avait écrite sur cette formation déjà programmée au Rhino il y a une grosse dizaine d'années, selon laquelle les CQMD seraient "le meilleur groupe de funk français du monde"...
CQMD: la bombe funk
Après les mots d'accueil de Jean-Paul Chazalon et de Môssieur le maire de Châteauneuf, les sept musiciens commencent le show sur les chapeaux de roues avec un entrain étonnant. Dans un premier temps l'auditoire tranquillement assis au coeur de la cour du château du Mollard, comme cueilli à froid, reste quelque peu scotché par le déferlement de rythmes et de notes cuivrées. Mais ici et là quelques spectateurs commencent déjà à se trémousser, à balancer de gauche à droite et vice-versa, le sourire jusqu'aux oreilles. Plus ou moins disposé sur deux lignes, le groupe joue, danse et distribue des colliers de perles multicolores en invitant les spectateurs à se lever pour danser. Eric Konnert et Fabrice Lerigab, soutenus par le sousaphone de Serge Calka, se partagent les percussions restituant à eux deux une batterie autant tonitruante qu'inépuisable. En première ligne, la puissance de feu tient dans un bel alignement de cuivres avec Bruno Gautheron à la trompette, Sylvain Lacombe au trombone et Arnaud Fioravanti au saxophone.
L'ambiance monte crescendo au fur et à mesure que la nuit tombe et que les murs de la bâtisse prennent enfin toutes leurs couleurs. Mais Ceux Qui Marchent Debout n'étant décidément pas un groupe statique, la joyeuse bande descend soudainement de la scène et vient se mêler au public le temps d'un morceau complètement débridé, faisant la preuve d'un plaisir de jouer naturellement communicatif. On sent bien qu'il y a "du métier" dans ce groupe.
L'apparente décontraction laisse entendre des compositions d'une efficacité redoutable, s'appuyant sur un jeu de scène très bien rodé. Vingt ans d'existence, pour un groupe de cet acabit, ce n'est pas rien. Et pour ces musiciens-là, le funk semble être bien plus qu'un choix artistique, mais plutôt une véritable religion...
Alleluia, funk is not dead !


Niko Rodamel





ELLE 

1ère Semaine de Juillet 2012


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LA PROVENCE 

19/11/2012


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article by Dominick Cross.

Ceux Qui Marchent Debout, celebrating two decades of touring and performing, is returning to Festival International de Louisiane for the fourth time when Festival gets up and running for the 26th year in downtown Lafayette April 25-29. By Dominick Cross

Wednesday, April 11, 2012
LivingIND1Also known as CQMD and considered the “best French funk band in the world” by discogs.com and many, many others, these all-night groovers and tireless globe-trotters (30 countries to date, along with eight albums and more than 1,000 concerts), play Festival on Thursday, April 26, 7:30 p.m., at Scène Malibu Fais Do Do, and Saturday, April 28, 8:15 p.m., at Scène Popeyes International.

The Paris-based band consists of Superclark, banjo; Fab, snare drum; Rico, bass drum, percussion; Bruno, trumpet; Bart, trombone; la Ouiche, saxophone, and Roufi, Sousaphone.

The Independent recently caught up with vocalist and Sousaphone player Roufi via email from Ile d’Arz in Golfe du Morbihan in France.

CQMD still with its original lineup?
No, we have changed our drummers; they both stopped for personal reasons two years ago. Our new team is just amazing. Often, when people who are fans of the band learn about the change, they are very disappointed. But when they see and hear the new lineup, they are blown away. We also took [on] a saxophone player to muscle up the brass section.

How is it CQMD has been around for 20 years?
The pleasure of playing and being on the road is still there. I would say it is even growing. We are completely independent; it’s a musician-owned business: We are not eager to make money, but we know how we want to work. We have just released our eighth album, and we are already working on new songs. We are ready for the next 20 years. Changing the lineup was a good lesson. We noticed that the band was greater than us, even when you think that somebody is impossible to replace.

Why/how’d you get into funk?
I personally went into funk though hip-hop music, discovering the incredible James Brown’s samples in Public Enemy’s records. In the band, everybody has many different music crushes, but funk is the common factor. It’s what we listen to in the van during our long European rides.

Who are your inspirations?
James Brown, Fela Kuti, Parliament, Duke Ellington, Lalo Shiffrin, The Skatalites.LivingIND2

By the way, did you know Festival was voted Best World Music Festival in about.com’s online poll?
Yes, I voted several times! It was breaking my heart though, because the second of the poll was “Festival au Désert,” where I wanted to go this year, recording for a journalist friend for French national radio. It is an amazing festival, but as a French citizen I didn’t have the right to go there for security reasons. This year Tinariwen was playing and the biggest bands of the whole area were gathering. Now that the country (Mali) is at war, I don’t know what is going to happen.

How many times has CQMD played Festival?
It will be the fourth time. We are sooooooo glad to come back. We love this festival. FIL focuses on what music is all about: bringing people together. The audience, the volunteers, the spirit is really sweet. The program is fantastic (not to mention us!). I really think Lisa Stafford is doing amazing work. I’m very interested in Saharian Blues Music, I wanted to go to Bamako’s Festival au Désert to see Bombino live... he will perform in Lafayette. I hope people in the audience realize how lucky they are. All this for free. Wow!

What is it that brings you back to Festival and Lafayette?
The quality of food at the artists’ catering of course! ;-) All that I mentioned above plus the fact that there is a still a strong feeling between Louisiana and France. I cannot explain why, but we feel like home here.



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Ceux Qui Marchent Debout de Francia, con Amor

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  • Fuente: Quetzali García
  • 08 octubre 2012

  • El grupo francés desfiló por Plaza de Armas, mostrando que el jazz funk es un componente más de su espíritu
    • Plural. A pesar de que en la Plaza Tlaxcala se llevaba a cabo otro concierto en el que participaban bandas locales de rock, los jóvenes saltillenses disfrutaron del concierto de CQMD. Fotos: Vanguardia-Marco Medina
    Saltillo.- Los integrantes de Ceux Qui Marchent Debout (CQMD) han inventado otra forma de respirar. Su cuerpo se ha distorsionado a fuerza de la música que los invade y hoy, a quince años de su primer disco, sus pulmones y corazón parecen estar sincronizados con sus instrumentos. Sus piernas son punto y aparte, éstas se pasean, bajan del escenario, recorren Plaza de Armas y bailan sin miramientos. Su instinto musical que se aferra a la armonía, es la única amalgama en estos “homo-music”.

    Si Franz Kafka los hubiera conocido, el protagonista de La Metamorfosis, no se hubiera convertido en una cucaracha, sino una cigarra alegre y loca. Quizá sean inspiración para algún escritor lagunero o saltillense, y es que en su marcha por el Festival Internacional de las Artes Coahuila 2012 congregaron a un público plural integrado por gente sin edad de distintos estratos socioculturales. Bebés, jóvenes sin preocupaciones y adultos infantiles se fundieron en el furor de esta mezcla de salsa y jazz.

    La puntualidad ha sido un rasgo destacable dentro del FIAC 2012 y la presentación de los parisinos no fue la excepción. A las veinte horas de este sábado “Los que caminan de pie” dejaron libre su esencia y saludaron al público con verbos en infinitivo.
    Utilizaron este modo verbal en parte por lo difícil del idioma español, pero también porque sus ritmos tendían a expandirse infinitamente.

    Los asistentes no se cansaban de agradecer con aplausos la voluntad de los cantantes que igual usan sus nuevos pulmones (tuba, sax) o su boca para convertir cada exhalación en una pieza que embona a la perfección con las interpretaciones de los otros siete dementes que se intercambian instrumentos. El rompecabezas está listo precisamente cuando bajan del escenario y todos sudan, bailan, se pegan al otro y forman un círculo. De pronto todos se agachan en un juego sin límite de tiempo.

    Suspendidas entre la algarabía y los sonidos estridentes, las letras de las canciones: “Shoot the Freak”, “Don´t Stand by Me”, “Love”, “Handclapping Zone”, “Everybody Dance” y las incluidas en su más reciente disco “La La Lalalala” (2011): “Everybody Dances”, “Slow Press y Horses”, se escribieron con tinta indeleble en la memoria del público quien también hizo su esfuerzo por acoplarse al lenguaje de los parisinos. El pacto para combinar latitudes mutuas selló con el “azúcar” de las últimas piezas.

    Al finalizar el concierto, el grupo platicó con VANGUARDIA respecto al origen de su nombre: los que marchan de pie, hace referencia a la libertad y el raciocinio del ser humano. Los artistas no manifestaron miedo de venir a México, pese a las alertas por la violencia. Su mensaje es precisamente de que a pesar de todo, la vida continúa y su experiencia de bajar del escenario les hace sentir seguros. Los trotamundos han tocado en Yemen, Israel y hasta París, donde a veces es peligroso tocar en la calle y no sienten miedo porque saben que la música puede vencer a la violencia. El nombre del grupo significa también estar alerta, dignidad y despertar de cosas como la televisión que impiden lograr la felicidad. A pesar de esto, su grupo no busca llevar temas de política o educación a los escenarios, “para eso no bastan dos estribillos”. El amor, en cambio, es su material de trabajo y lo que los ha mantenido unidos todos estos años. “Aquí no hay líderes, desde el principio acordamos dividirnos las ganancias entre los siete, si escribimos una canción, la firmamos los siete”. Su filosofía de amor es el mensaje que dejan al público mexicano, que describen como “caluroso”. Seguramente en unos meses escribirán una canción sobre esta noche, por la compenetración que sintieron con el público…y es que, a final de cuentas el francés y el español son lenguas romances y románticas.





CQMD @ LOWLANDS 2011
http://3voor12.vpro.nl/nieuws/2011/augustus/cqmd-vlamt-net-naast-het-podium.html


CQMD staat voor Ceux Qui Marchent Debout (degenen die rechtop lopen). Het zevenkoppige collectief komt uit Parijs en speelt in een ongebruikelijke bezetting: twee percussionisten, een funkende banjo en een blazerssectie met sousafoon in plaats van een bas (net als bij The Roots vandaag). De band geeft een retestrak, dampend optreden op en voor het podium van de Lima.


Geheim Frans funkfestijn sluit de Lima af

CQMD staat voor Ceux Qui Marchent Debout (degenen die rechtop lopen).  Het zevenkoppige collectief komt uit Parijs en speelt in een ongebruikelijke bezetting: twee percussionisten, een funkende banjo en een blazerssectie met sousafoon in plaats van een bas (net als bij The Roots vandaag). De band geeft een retestrak, dampend optreden op en voor het podium van de Lima.

CONCERT
CQMD, Lowlands Lima, zondag 21 augustus 2011
MUZIEK
CQMD maakt (P-)funk met her en der een vleugje rocksteady en ska.
PLUS
CQMD heeft al negentien jaar podiumervaring en dat is te merken, want deze heren weten precies hoe je publiek kunt bespelen. De funky grooves en strakke blaaspartijen nodigen vanaf de eerste tellen uit tot dansen. Maar de muzikanten gooien er nog een schepje bovenop om echt iedereen bij het optreden te betrekken. Funk is het element dat in alle nummers centraal staat. Denk hierbij aan James Brown, George Clinton en The Meters, maar dan wel met een eigen sound door de aparte instrumentale bezetting en de charmante Franse accenten van de muzikanten die beurtelings zingen. Hierbij serveren ze af en toe een sausje van Jamaicaanse rocksteady en ska, zoals in het hitje ‘Stand By Me’. Bij het vijfde nummer springt de hele band met instrumenten het publiek in om daar twee nummers te spelen, iets wat ze later nog een keer doen tot grote vreugde van het publiek. Dat maakt dit optreden tot een van de intiemste feestjes op het festival.
MIN
Deze band was ogenschijnlijk een van de best bewaarde geheimen op het festival, want het is niet ontzettend druk bij het afsluitende concert in de Lima.
CONCLUSIE
Deze muziek gaat over ‘joie de vivre’, levensplezier. Het dwingt genadeloos om mee te dansen. Complexe structuren en virtuoze blaaspartijen blijven toegankelijk: een ideale balans.
CIJFER:
8,5

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